Tout écrire.

Tout écrire.


Je bouscule les conventions, certes.
Aprés tout ne sont-elles pas faites pour ça, distinguer les audacieux des laches ?



L'écriture nous vient spontanément, elle s'impose à nous quand on ne va pas bien. L'analogue du mythe de Sisyphe, étalon ultime du néant, je m'hasarde à persuader l'opinion que malgré l'absurdité du destin, la vie vaut la peine d'être vécue. J'ai la prétention d'être forte, aguerrie, comme pour narguer le temps. Ce temps qui nous maudit, nous illusionne, nous fait miroiter de fulgurantes victoires, les unes plus belles que les autres. Ce diable qui nous étiole en se consumant si vite, qui a fortiori nous met face à nos déboires, et qui enfin s'esquive angéliquement. Je me révolte, je ne me laisserai pas imposer cette vie de Sardanapale, gouvernée par la débauche et la paresse. Un certain sourire, pétrifie mes lèvres et s'érige comme arme infaillible. Ataraxie tant convoitée, m'accorderas-tu ta faveur, une fois que j'aurai triomphé de mes souffrances et mes excès ?


Bachelière avec Mention Très Bien en Section Européenne.

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# Posté le lundi 23 juin 2008 11:06
Modifié le mardi 07 juillet 2009 14:04

Won't you come on over, at the side of my sofa.

Won't you come on over, at the side of my sofa.


Le luxe, c'est de pouvoir se contredire.
S'habiller en hippie, et se dire à droite,
Illustrer les controverses révolutionnaires mais se délecter des privilèges,
S'aliéner grâce aux NTIC et incriminer la superpuissance américaine,
Associer les vieux classiques et les dernières tendances,
Se dire désabusée mais aller danser,
Vendre son ame au diable si celui ci est vêtu de Prada,
S'adonner aux amourettes et dépeindre ses désamours,
Se plaindre de tout et n'importe quoi en ressassant ses bonheurs,
Et par dessus-tout, se jouer des préjugés.
# Posté le lundi 23 juin 2008 11:24
Modifié le samedi 04 juillet 2009 14:50

Lord lead me not into temptation.

Lord lead me not into temptation.
Ad nauseam.
# Posté le lundi 23 juin 2008 11:35
Modifié le jeudi 09 juillet 2009 14:26

Can't stand me now.

Can't stand me now.
Le plagiat est le naufrage de l'humanité. Cette narcose dont il est dépend, et cette névrose qui le menera à sa perte.

L'homme, la foule, les normes. Habile, il tente de dissimuler ses craintes et ses frayeurs sous l'égide du conventionnalisme. Se tisse un réseau de dogmes pseudo rationnels. Se calque sur le paraitre de ses contemporains, qu'il adopte, duplique, amplifie à la manière d'un buvoir. Plagiat, contre-façon, pillage, usurpation, appropriation. La spirale luxurieuse n'en est qu'à son prélude. Elle en arrivera très vite à la gangraine. Il se peut que l'envie de scléroser cette propagation pandémoniaque traverse l'esprit du mortel. Il rêve. D'évasion, de liberté, d'indéterminisme. Désire briser les chaînes de cette nébuleuse enténébrée. Ce qu'il ignore, c'est que la maladie est incurable. La vérité fait trembler dans une société où tout n'est que factice, mensonge et corruption. Comme la proie du chasseur, ces fuyards se cachent, enfilent leur déguisements et s'ornent de leurs masques. Le masque de l'hypocrisie. Maquiller ses défauts est devenu une sorte de lacheté conventionelle. Qui marque le début de la fin pour l'humanité, à regret. Après tout, ils ont un charme qui leur est propre eux aussi, on aurait tors de s'en cacher. L'acceptation de ses défauts, n'est pas une réponse à la fatalité, c'est ce qui fait toute notre différence et notre singularité.
# Posté le mercredi 25 juin 2008 09:24
Modifié le vendredi 05 juin 2009 20:15

When the sun goes down.

When the sun goes down.

Si les bars à Londres avaient des terrasses comme à Paris, on y boirait des verres de pluie.


Elle m'a appris à abhorrer, à m'éxecrer, me mépriser moi même, et vouloir détruire ce que j'ai de plus cher, parvenant même à ce que je souhaite, intérieurement, la mort de ceux qui m'ont donné la vie.
Lassée de leur reproches, de leur autorité qui m'asservit, de leur protection exacerbée.

Elle m'a aussi initié à pleurer, à me lamenter à juste titre, à canalyser ma colère et ma fureur, à corroborer ma méfiance et ma dissidence. En somme, je lui doit beaucoup, mais si je préfère faire taire son nom, c'est parce qu'il me blesse. Enfin toute seule, a posteriori, j'ai acquis l'aptitude, probablement encore lacunaire, de me relever après un affront, ou une épreuve désobligeante. Mon franc-parler s'est heurté à de naives fiertés, à des semblants de gloire, des édifices du néants, qui se sont écroulés avec rapidité, à l'instar d'un chateau de carte.

Moi, je vomis sur cette génération qui parle sans réfléchir, qui juge sans connaître, qui rompt ses promesses avant d'en avoir compris le sens. Cette congrégation d'arriérés, figures même du crétinisme, dont la culture est une parcelle de conneries. Une boulimie dithyrambique, une complainte apologétique, une morale amoraliste, telles sont mes armes contre cette société usée, abusée, désabusée. Je ne fais qu'émettre, une fois de plus, certaines vérités qu'ils s'efforçaient de se masquer.

# Posté le mercredi 16 juillet 2008 07:19
Modifié le lundi 06 juillet 2009 05:21

Cemeteries of London.

Cemeteries of London.


La fatalité.
( je ne suis qu'une écrivaillone dictée par son besoin d'exterioriser ce que je dissimule au quotidien. )

Tout a commencé un samedi paisible du mois de mai, jour pour jour, un mois avant le baccalauréat, lorsque j'apprends son hospitalisation brutale. Une double attaque cérébrale, le sort s'était décidément acharné sur cette figure qui liait optimisme et élégance. L'emploi du passé n'est pas encore un impératif, mais je n'ai plus la force. Tout d'abord la force de me décider à entrer dans cette chambre 679, la force de la voir paralysée, s'etouffer, souffrir, enfin, la force de ne pas savoir si elle me voit retenir mes larmes devant elle, de me dire qu'elle aimerait partir sans y parvenir. La tentation de la libérer de tous ces fils qui la retiennent à la vie, contre sa volonté. Naturellement déjà en proie à la fragilité, à la mélancolie, je suis ébranlée par ce coup du destin plus qu'inattendu. J'ai toujours du mal à saisir le sens de la vie. Est-elle une figuration, un devoir ? Moi, je remarque surtout son inutilité, son absurdité si bien mise en valeur par Albert Camus. La philosophie de l'absurde, c'est le résultat de la confrontation du caractère irrationnel du monde et de ce désir éperdu de clarté dont l'appel résonne au plus profond de l'homme. L'absurde naît de leur antinomie, il surgit de la "nausée" qu'inspire le caractère machinal de l'existence sans but, nausée qui peut pousser l'homme à la révolte.
C'est un fait, je dois être assurément en passe de traverser le moment le plus difficile qu'il m'est encore été donné d'affronter durant ces dix-sept années. Je ne suis plus, j'existe, et je m'en contente bien, contrairement à Oscar Wilde, qui lui a la chance de pouvoir prétendre à la vie, la vraie. Je dévale les escaliers, balbutiant devant ces édifices du néant, emplie de regret et d'amertume, angoissée. Mais pire que l'angoisse, il y avait ce vide, cette vacuité intérieure, une expérience insolite pour moi. De surcroît, j'étais lessivée par cette fatigue manifeste engendrée par cet affreux cours d'éducation physique, j'étais à deux doigts d'une chute de faiblesse, avec ce sac chargé de paradis artificiels, et ayant occasionellement oublié de manger.
C'est devenu automatique, cet effort d'énumerer les raisons qui font que je tiens encore debout, celles qui font que j'écris pour trouver un échappatoire à la détresse, ou encore celles qui me donnent la force de me lever le matin, après des insomnies toujours plus fracassantes. J'essaie d'oublier, rien y fait, son omniprésence est à la fois cruelle et ravissante, dans le sens où elle me transporte dans une ascèse, négligeant les réalités du monde extérieur. Le pire, je pense, c'est que je ne suis que partiellement consciente, influencée en demi-teinte par des penchants idéalistes illusoires, ceux de l'imaginer rire, comme avant, près de moi, dans un cours laps de temps. La mort est décidément la seule chose contre laquelle nous sommes totalement impuissants. Je ne déverse pas mon aigreur, je n'étale pas mon dédain, et loin de moi l'idée d'arracher à mes lecteurs ne serait-ce qu'un peu de compassion, voire de pitié, Dieu sait à quel point je la renie. Rechercher à entamer une procédure purement technique est une fin en soi, avec tout le dégout qu'elle peut susciter chez moi, d'abord rien que part son nom, et puis par son caractére communément sinistre : le deuil.
# Posté le vendredi 25 juillet 2008 18:55
Modifié le mercredi 08 juillet 2009 21:07

Story of a coked-up pansy who spent his nights in a flights of fancy.

Story of a coked-up pansy who spent his nights in a flights of fancy.

Défrayer la chronique, faire valser les diktats, m'offrir à la désinvolture, tels sont mes crédos.

Née le jour de la fête des morts, j'ai dès l'abord été comme déterminée par le spleen, spleen qui semble s'être transformé en une ingrate dissidence comme l'affirment certains. Délaissant ma torpeur moyennant l'arrivée du printemps, j'ai la sordide impression que je resterai toute ma vie, une enfant de salaud, et ce malgré la croissance accelerée des années s'ajoutant avec entrain à ce spécieux compteur de la vie. Je vais dépeindre le portrait que seuls les plus au fait peuvent entrevoir, et ce derrière la candeur du gracieux petit minois qui est le mien. C'est ainsi, même les plus corrompus ressentent l'inéluctable besoin de se confesser, avec sincérité, comme si rien n'avait d'importance.
Intarrissable d'ingéniosités machiavéliques,de médisances, et tout aussi emplie d'indifférence. Terriblement capricieuse, insatiable, je me suis toujours arrangée jusqu'alors pour obtenir ce que je désirais, en m'en donnant les voies et les moyens, peu importe les traîtrises et fourberies que ceci incombait. Mon seul souci est de savoir ce que je peux bien vouloir, c'est surement le syndrome des enfants gâtés, plutot déséquilibrant. Loin de m'attrister, j'en rie intérieurement, sottement, peut-être bien. La foule peut bien me croire profondément naïve, et ça me plait bien, reconnaissons qu'il vaut mieux avoir l'air angélique et innofensive lorsqu'on relève de l'exaltation pandémoniaque et amoraliste du diable, avec comme seuls crédo, la tartuferie, la simulation, et la dissimulation. Personne n'osera dire le contraire, je suis délicieusement détestable, et je vous concéde tout cela sans zèle.
# Posté le vendredi 25 juillet 2008 19:44
Modifié le dimanche 05 juillet 2009 18:07