« Si vous voulez, voici ce que je suis prêt d'admettre: je ne suis moi-même rien d'autre qu'un chercheur d'aventures verbales. »
L'homme, la foule, les normes. Habile, il tente de dissimuler ses craintes et ses frayeurs sous l'égide du conventionnalisme. Se tisse un réseau de dogmes pseudo rationnels. Se calque sur le paraitre de ses contemporains, qu'il adopte, duplique, amplifie à la manière d'un buvoir. Plagiat, contre-façon, pillage, usurpation, appropriation. La spirale luxurieuse n'en est qu'à son prélude. Elle en arrivera très vite à la gangraine. Il se peut que l'envie de scléroser cette propagation pandémoniaque traverse l'esprit du mortel. Il rêve. D'évasion, de liberté, d'indéterminisme. Désire briser les chaînes de cette nébuleuse enténébrée. Ce qu'il ignore, c'est que la maladie est incurable. La vérité fait trembler dans une société où tout n'est que factice, mensonge et corruption. Comme la proie du chasseur, ces fuyards se cachent, enfilent leur déguisements et s'ornent de leurs masques. Le masque de l'hypocrisie. Maquiller ses défauts est devenu une sorte de lacheté conventionelle. Qui marque le début de la fin pour l'humanité, à regret. Après tout, ils ont un charme qui leur est propre eux aussi, on aurait tors de s'en cacher. L'acceptation de ses défauts, n'est pas une réponse à la fatalité, c'est ce qui fait toute notre différence et notre singularité.