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Marivaudages et badinages, font un précieux adage.

Marivaudages et badinages, font un précieux adage.

Bonjour tristesse
« Sur ce sentiment inconnu dont l'ennui, la douceur m'obsèdent, j'hésite à apposer le nom, le beau nom grave de tristesse. C'est un sentiment si complet, si égoïste que j'en ai presque honte alors que la tristesse m'a toujours paru honorable. Je ne la connaissais pas, elle, mais l'ennui, le regret, plus rarement le remords. Aujourd'hui, quelque chose se replie sur moi comme une soie, énervante et douce, et me sépare des autres. »


Ereintée, je m'efforce d'avancer sans trébucher, en me forgeant une ligne de conduite imparable, en me fourvoyant dans un optimisme révolutionnaire. M'échiner à clarifier mes propos, renoncer à prophétiser sur l'avenir ou à trop penser. Ces nouveaux traités risquent de ne jamais être ratifiés. Ma conscience libertarienne reste le pillier qui me pousse à rechercher le bonheur. L'éthique, la sacro sainte quête de l'impossible, c'est absurde en soi, mais ça nous pousse à nous sublimer. Je vis toujours dans cette ascèse, avec ce zeste de marginalité qui me coupe de la société. J'ai oublié l'essentiel. Je n'ai jamais compris les raisons rationnelles qui nous attachent à la vie, qui nous retiennent ici. Au fond, c'est surement qu'il n'y en a aucune. Certains s'adonnent à la religion par crainte de l'avenir, et par espoir que cet avenir puisse leur être favorable. D'autres encore, assoifés d'exaltation se livrent à des paradis artificiels.Tout n'est qu'illusion. L'indéniable nous surplombe, il n'y aucune raison sérieuse d'exister, ou plutot de subsister. Nous ne sommes que des danseuses incrédules, des saltimbanques insouciants, des pantins de l'absurde. Lésés de toute raison, aliénés et parvenant au pareto optimum de l'impuissance. L'existence n'est que l'édifice du néant.

# Posté le vendredi 25 juillet 2008 18:55

Modifié le jeudi 05 novembre 2009 04:23

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